Insonorisation de bureau et d’immeuble : laine, cloisons et plafonds suspendus

Pose de laine isolante entre les montants d’une cloison pour l’insonorisation de bureaux et d’immeubles à Montréal et à Laval

IntérieursLecture : 7 minutesPublié le 10 mars 2026

Rédigé par l’équipe de Construction AIM, entrepreneur général titulaire d’une licence de la RBQ

Une salle de réunion où l’on entend tout ce qui se dit à côté, des logements où les conversations traversent les murs : un seul produit règle rarement le problème. Une insonorisation de bureau ou d’immeuble efficace combine la laine acoustique, des cloisons bien montées et un plafond adapté, installés sans laisser de fuite. Voici comment ces éléments fonctionnent.

Bruit aérien, bruit d’impact : de quoi parle-t-on ?

Le bruit aérien (voix, musique, sonnerie) voyage dans l’air et fait vibrer les murs et les plafonds. Le bruit d’impact (pas, chaise qu’on traîne, objet qui tombe) se transmet directement par la structure du plancher. Les deux ne se traitent pas de la même façon.

Quelques indices reviennent dans les fiches techniques :

Indice Ce qu’il mesure
ITS (indice de transmission du son, ou STC en anglais) La capacité d’un mur ou d’un plancher à bloquer le bruit aérien, mesurée en laboratoire. Plus le chiffre est élevé, mieux c’est.
ITSA (indice de transmission du son apparent) Il tient aussi compte de la transmission latérale, soit le son qui contourne la cloison par les planchers, les murs attenants ou la structure.
IIC (indice d’isolation aux bruits d’impact) La performance d’un plancher-plafond contre les bruits de pas.
NRC (coefficient de réduction du bruit) La capacité d’un matériau à absorber le son dans la pièce, de 0 à 1.
CAC (classe d’atténuation du plafond) La capacité d’un plafond suspendu à freiner le son entre deux pièces qui partagent le même plénum, l’espace entre le plafond suspendu et la dalle.

Les valeurs publiées sont obtenues en laboratoire. Sur un chantier, le résultat dépend de la pose et des chemins que le son peut emprunter autour de la cloison.

Ce que le Code exige, et ce qu’il n’exige pas

Le Code de construction du Québec exige un ITS d’au moins 50 entre des logements contigus et d’au moins 55 entre un logement et une gaine d’ascenseur. Selon l’approche retenue par le concepteur, la conformité peut aussi se démontrer par un ITSA d’au moins 47, qui intègre la transmission latérale. Pour les bruits d’impact, le Code ne fixe pas d’exigence obligatoire à ce jour ; un IIC d’au moins 55 pour un plancher nu y est recommandé.

Le chapitre Bâtiment du Code de construction qui intègre le Code national du bâtiment 2020 est en vigueur depuis le 17 avril 2025 et devient obligatoire pour les travaux qui débutent le 17 octobre 2026 ou après. Votre architecte ou votre ingénieur confirme l’édition applicable.

  • ITS 50minimum entre deux logements contigus, selon le Code
  • ITS 55entre un logement et une gaine d’ascenseur
  • ITSA 47autre façon de démontrer la conformité
  • IIC 55recommandé pour un plancher nu

Ces exigences visent les logements. Dans un immeuble de bureaux, les cibles acoustiques sont généralement fixées par l’architecte, le propriétaire ou le bail du locataire. Mieux vaut les écrire dans les plans et devis avant la soumission.

Les quatre principes d’une bonne insonorisation de bureau

  • La massePlus un mur est lourd, plus il bloque le bruit aérien. On ajoute souvent une couche de gypse, par exemple du gypse de type X, qui offre aussi une résistance au feu.
  • Le découplageIl s’agit de séparer les deux faces du mur pour que la vibration ne passe pas de l’une à l’autre : barres résilientes, attaches résilientes, colombages décalés ou doubles. Attention : une vis qui traverse la barre résiliente jusqu’au montant ou à la solive « court-circuite » le système et en limite l’effet.
  • L’absorptionLa laine placée dans la cavité amortit le son qui circule entre les deux faces.
  • L’étanchéitéLe son passe par la moindre ouverture. Un calfeutrage acoustique au périmètre des cloisons, autour des boîtes électriques, des portes et des conduits est indispensable.

L’acoustique se pense en trois dimensions : un mur performant déçoit si le son le contourne par le plancher, le plafond ou un conduit de ventilation commun.

La laine acoustique : laine de roche ou laine minérale ?

« Laine minérale » désigne une famille qui comprend la laine de roche et la laine de verre. La laine de roche est incombustible et dense ; certains produits sont conçus précisément pour les cloisons intérieures commerciales à colombages d’acier ou de bois, ainsi que pour les planchers et les plafonds.

L’épaisseur se choisit selon la profondeur de la cavité : par exemple 3 5/8 po pour des montants métalliques courants, ou 6 po pour des cavités plus profondes. La laine doit remplir la cavité sans être comprimée ni laisser de vides, et être découpée proprement autour des boîtes électriques et des conduits.

La laine seule n’insonorise pas une pièce : elle améliore un assemblage qui a déjà de la masse et qui est étanche.

Cloisons et plafonds suspendus : les détails qui font la différence

Le plénum. Une cloison qui s’arrête au plafond suspendu laisse passer le son par-dessus, dans le plénum. Selon les plans, on la prolonge jusqu’à la dalle ou on installe une barrière acoustique dans le plénum, au-dessus de la cloison.

Les tuiles de plafond. Un NRC élevé réduit la réverbération dans les aires ouvertes. Un CAC élevé limite le passage du son entre des bureaux fermés qui partagent le même plénum. Un même produit n’excelle pas toujours dans les deux : le choix dépend de l’usage de la pièce.

Les pénétrations. Luminaires, diffuseurs et gaines de ventilation qui relient deux pièces créent des fuites sonores, à traiter avec les corps de métier concernés.

Les portes. Une porte creuse ou sans coupe-son annule une bonne partie de l’effet d’une cloison performante.

Comment Construction AIM procède

  • Visite et lecture des plans. Nous visitons les lieux et étudions les plans, devis et directives de l’architecte ou du professionnel au dossier.
  • Relevé des quantités. Les superficies sont mesurées sur place et, lorsqu’un architecte est au dossier, validées avec lui.
  • Soumission détaillée. Types et épaisseurs de laine, composition des cloisons, plafonds, travaux inclus, exclusions techniques et administratives, conditions et échéancier.
  • Sous-traitance pour entrepreneurs généraux. Tout travail ajouté en cours de contrat fait l’objet d’une offre distincte, approuvée par écrit avant l’exécution.
  • Exécution. Colombages métalliques, laine, gypse, calfeutrage et plafonds suspendus sont posés conformément au Code de construction du Québec, aux règles de la CNESST et aux règlements municipaux, en coordination avec l’électricité et la ventilation.
  • Réception des travaux. Visite finale avec vous et garantie écrite selon le type de travaux.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre l’ITS et le NRC ?

L’ITS mesure la capacité d’un mur ou d’un plancher à bloquer le son entre deux pièces. Le NRC mesure la capacité d’un matériau à absorber le son à l’intérieur d’une même pièce. Un plafond très absorbant peut donc réduire l’écho d’une salle sans empêcher les voix de passer dans le bureau voisin.

La laine suffit-elle pour insonoriser un bureau ?

Non. La laine améliore l’absorption dans la cavité, mais le résultat dépend aussi de la masse du mur, du découplage et surtout de l’étanchéité. Une cloison remplie de laine qui s’arrête au plafond suspendu ou qui comporte des boîtes électriques non scellées laissera encore passer beaucoup de bruit.

Mon immeuble de bureaux doit-il respecter un ITS minimal ?

Les exigences d’ITS du Code de construction du Québec visent la séparation des logements. Pour des bureaux, les cibles sont généralement fixées par l’architecte, le propriétaire ou le bail. Nous recommandons de les inscrire dans les plans et devis afin que toutes les soumissions portent sur la même performance.

Pouvez-vous travailler dans des bureaux occupés ?

Oui. Nous planifions alors le cloisonnement anti-poussière, les horaires des travaux bruyants et la communication avec les occupants.

Combien coûte un projet d’insonorisation ?

Nos prix sont établis à partir des taux de salaire en vigueur de la Commission de la construction du Québec (CCQ), fixés par les conventions collectives du secteur visé (résidentiel, institutionnel et commercial, industriel), auxquels s’ajoutent les matériaux et l’équipement propres à chaque chantier. Chaque soumission est gratuite, détaillée et préparée après une visite des lieux.

Parlons de votre projet

Vous planifiez l’insonorisation de bureaux, de logements ou d’un étage complet, ou vous êtes un entrepreneur général à la recherche d’un sous-traitant pour la laine, les cloisons et les plafonds ? Nous préparons une soumission gratuite et détaillée après une visite des lieux, à Montréal, à Laval, sur la Rive-Sud et sur la Rive-Nord.

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Portée de ce guide. Ce contenu est de nature générale. Il ne remplace ni une visite des lieux, ni l’avis d’un ingénieur ou d’un autre professionnel portant sur un bâtiment précis. La portée, le prix et les conditions de tous travaux sont établis uniquement dans une soumission écrite.